Des élèves engagés à  s'outiller pour garder le cap sur la réussite au moment de quitter le nid familial

Quitter le nid familial constitue une grande étape de la vie. Avec la liberté vient aussi une période de transition teintée d’une certaine anxiété. Cette étape, les finissants de l’École primaire et secondaire Fréchette, à  L’Anse-Saint-Jean, la vivent très tôt dans leur parcours. Puisque leur municipalité est éloignée des centres où les institutions d’enseignement postsecondaire ont pignon sur rue, ces jeunes doivent nécessairement partir de la maison tôt pour poursuivre leurs études. Or, quand on a 17 ans et qu’on s’éloigne pour voler de ses propres ailes, les défis sont multiples. Voilà  pourquoi l’école a créé un projet novateur et ô combien pertinent afin de préparer ses cohortes de finissants à  mieux vivre le passage du secondaire au cégep : le projet Cap Avenir, une initiative mise sur pied pour outiller les jeunes en vue de cette étape majeure. Budget, alimentation, sécurité, relations interpersonnelles, santé, équilibre : toutes les dimensions du quotidien sont traitées. Bienvenue à  l’école de la vie!

Pour certains, les apprentissages sont difficiles, à  un point tel qu’ils finissent par peser lourd dans la balance jusqu’à  pousser les jeunes à  abandonner leurs études et à  revenir au bercail. Devant cette situation, la direction et le personnel de l’École primaire et secondaire Fréchette, appuyés par différents intervenants, ont mis au point une séance où tous les aspects de la nouvelle vie des élèves étaient abordés sous une forme condensée. Le contenu proposé répondait si bien à  leurs préoccupations que les jeunes manifestaient le désir d’aller plus loin. « Nous sentions qu’ils avaient énormément de questions, qu’ils auraient voulu en savoir plus », raconte Marylyn Boudreault, enseignante.

Comment s’alimenter avec un budget restreint? Comment traiter les maux les plus courants? Comment concilier les cours, les travaux scolaires et le boulot qui garantit les revenus nécessaires? Autant de questions qui s’ajoutent à  l’angoisse que peut susciter le choix d’une carrière. Ainsi, au long de l’année, policier, nutritionniste, infirmière, représentant de la caisse populaire, notamment, viennent à  tour de rôle pour conscientiser les jeunes, leur donner des trucs pratiques qui les aideront à  mieux réussir. « On y reçoit une foule de conseils pour apprendre à  se débrouiller, confirme Marc-Antoine Tremblay, porte-parole élève du projet. Par exemple, j’ai beaucoup appris pendant la période sur la nutrition et je saurai mieux comment manger correctement, même avec un budget limité. »

« Au moment de revoir notre projet éducatif, nous avons ciblé les vulnérabilités susceptibles de compromettre la réussite des jeunes, explique la directrice Line Fortin. Les transitions, et particulièrement celle vers les études postsecondaires, nous sont apparues suffisamment importantes pour que nous les inscrivions dans nos orientations. Nous voulions les outiller pour les aider à  persévérer dans leur projet d’études. » L’école a aussi compris que les parents vivaient des craintes par rapport à  la nouvelle vie de leur enfant. C’est pourquoi elle organise deux rencontres avec eux au cours de l’année afin de leur transmettre de l’information et de faciliter les échanges. Taux de participation : 100 %. Sans compter qu’au moment de réaliser les démarches relatives aux prêts et bourses et à  l’inscription dans le programme choisi, les finissants reçoivent le coup de pouce sécurisant de la conseillère en orientation, qui s’assure que tout est complété correctement.

Une année pour se préparer, des trucs et des conseils pratiques, un accompagnement personnalisé : voilà  qui réunit toutes les conditions gagnantes pour permettre à  ces jeunes de bien prendre leur envol!

Pour écouter l’entrevue radio avec les porte-parole du projet Cap Avenir, rendez-vous sur le site Web de Radio-Canada Première en cliquant sur le logo ci-dessous!