Antoine Tremblay
École secondaire Bon-Pasteur
École privée

S’il y a bien une chose à retenir du parcours d’Antoine Tremblay, c’est qu’importe ce qui arrive, nous avons toujours le choix. Le choix de laisser aller ou de réagir. Le choix de s’enliser ou de foncer. Le choix de subir ou de s’affirmer. Ayant eu une enfance difficile, victime d’intimidation à son entrée au secondaire, bagarreur, rebelle face à l’autorité, l’élève de 3e secondaire de l’école secondaire Bon-Pasteur, située à L’Islet près de Montmagny, a néanmoins choisi de renverser la vapeur, préférant maintenant lutter pour son avenir plutôt que de blâmer la terre entière.
À un certain moment, ça n’allait pas vraiment bien à l’école et dans ma vie. Je manquais de concentration, je ne faisais pas mes devoirs, je me faisais sortir de mes cours, je ne me mêlais pas de mes affaires, puis j’avais pas mal de troubles avec les autres de mon âge, raconte Antoine. Antoine a finalement fait la rencontre de personnes signifiantes pour son développement. Elles m’ont aidé à découvrir mon véritable potentiel, insiste le finaliste de la catégorie Élève persévérant.
Ce véritable potentiel, comme Antoine le décrit, c’est en travaillant sur des fermes qu’il s’est manifesté. Il a ainsi pris contact avec différents travaux manuels et s’est découvert de nombreuses habiletés, éveillant en lui le désir de réussir, de s’accomplir à travers un métier qu’il aimerait.
Je veux faire mon DEP en charpenterie-menuiserie. Pour ça, j’ai besoin de compléter mon secondaire. Je me suis donc mis à étudier, à remettre mes travaux, surtout à demander l’aide aux adultes quand j’en ai besoin. C’est un peu plus dur dans certaines matières, comme avec les maths par exemple, mais je travaille fort et je vais y parvenir, explique-t-il avec énergie.
Avec tout ce qu’il a vécu, Antoine aurait été le candidat parfait pour le décrochage scolaire ou même la délinquance. Mais grâce à sa force de caractère, il s’est pris en main, a surmonté les embûches. Aujourd’hui, les autres jeunes le respectent, il a pris confiance en lui. Je crois même que sa copine n’est pas étrangère à tout ce changement de comportement, cette volonté d’aller plus loin, témoigne pour sa part Élise Bouliane, la psychoéducatrice qui suit Antoine depuis près de quatre ans. Elle en profite aussi pour insister sur le fait que c’est la capacité d’Antoine à faire les bons choix qui lui a permis de se remettre sur le chemin de la réussite.
Circulant maintenant dans l’école la tête haute, le sourire accroché aux lèvres, saluant au passage ses copains, ses enseignants, Antoine affiche une confiance qui n’existait pas en lui il y a moins de deux ans. Comme quoi rien n’est impossible, même pour ceux qui ont un parcours de vie chaotique. En faisant preuve de persévérance, Antoine prouve qu’avec des projets d’avenir, on peut toujours réussir, conclut la psychoéducatrice.