Projet d’Engagement Communautaire au Kenya (PECK)

Université de Montréal

Wagusu, au Kenya, le quotidien des jeunes enfants ne ressemble en rien à celui des jeunes d’ici ; un grand nombre sont orphelins et n’ont pas accès à l’éducation. Souhaitant les sortir du cercle vicieux de la pauvreté, deux étudiants de l’Université de Montréal, Jade Scott-Giasson et David Paré, ont mis sur pied un programme d’engagement communautaire invitant les étudiants en médecine de leur université à s’impliquer concrètement afin, justement, de changer le quotidien de ces enfants.

« À l’été 2011, nous avons participé aux activités quotidiennes de l’orphelinat de Wagusu. Nous avons réalisé que la majorité de leurs maux provenait d’un manque de connaissances et donc d’éducation. Les deux semaines passées à vivre leur réalité nous ont fait comprendre que nous pouvions en faire davantage pour les aider », explique Jade.

Leur programme d’engagement, créé dès leur retour au pays, donne déjà des résultats. « Ces jeunes étudiants nous impressionnent vraiment », dit le directeur de l’organisme local Kenya Voluntary & Community Development Project (KVCDP). « Ils offrent maintenant de l’espoir à de petits orphelins qui peuvent croire en un meilleur avenir », renchérit Jackline Ouko, coordonnatrice locale pour le KVCDP.

Plus précisément, le programme d’engagement communautaire de Jade et David s’articule autour de trois volets. Le premier concerne l’accessibilité à l’éducation par un système de parrainage assuré par des étudiants de première année en médecine à l’Université de Montréal en Mauricie. Déjà, douze enfants âgés de deux à sept ans sont parrainés. Grâce à un don de 25 $ par mois et par enfant, le KVCDP fournit le matériel scolaire nécessaire, la nourriture quotidienne, une consultation médicale mensuelle et un suivi par le personnel local.

« Par cette démarche, nous misons sur l’éducation, que nous croyons être la meilleure solution pour motiver les jeunes à persévérer dans la vie. L’éducation leur offrira de nouvelles possibilités et leur évitera de vivre dans les conditions difficiles de la maladie et de la pauvreté. C’est encore plus vrai pour les filles, puisque leur éducation n’est pas considérée comme nécessaire dans les villages du Kenya », indique la porte-parole du projet.

Le deuxième volet consiste à amasser des fonds, par une campagne de financement annuelle, pour soutenir des projets à long terme visant à améliorer la variété et la quantité de l’alimentation des orphelins (par la construction d’un poulailler, par exemple). D’autres projets sont également prévus : achat de moustiquaires de protection contre la malaria, financement de la construction d’une clôture autour d’un jardin, etc. La campagne de financement mobilise surtout les étudiants de l’année préparatoire en médecine.

Le troisième volet permet à des étudiants d’effectuer un stage humanitaire (médical ou non) dans la communauté.

« La raison pour laquelle nous faisons contribuer des étudiants de différents niveaux, c’est que nous souhaitons garantir la pérennité du projet en nous assurant qu’il y ait toujours un nouveau groupe responsable. Nous voulons leur faire réaliser qu’ils ont les moyens de changer la situation là-bas », précise Jade avec espoir.