Si les études en arts conduisent parfois à des années de perfectionnement en solitaire ou à l’inclusion dans des cercles spécialisés, elles peuvent aussi intégrer une pratique communautaire où la vie quotidienne demeure un élément crucial du parcours. C’est ce qu’a tenté Jade Bérubé en couplant ses études théâtrales à l’UQAM avec la mise sur pied de L’Art à rat, un foyer de création interdisciplinaire ayant fait sa marque à Montréal. En 1999, Jade Bérubé fait une demande à la Ville de Montréal afin d’utiliser l’aréna Saint-Louis pour y installer un atelier estival d’exploration artistique. C’est alors une série ininterrompue de rencontres qui s’amorce entre artistes de tous niveaux, issus tant du théâtre, de la musique, de la littérature ou des arts visuels. L’Art à rat connaît ensuite une seconde saison en 2000, demeurant un espace pour les répétitions, les performances, l’apprentissage et s’ouvrant sur des collaborations internationales avec des entreprises du même type, notamment de l’Afrique du Sud et de la France.