Nouvelle étudiante en médecine à l’Université de Montréal, Claudel Pétrin-Desrosiers a choisi cette profession parce qu’elle englobe tout à la fois la justice et l’égalité sociales, les mesures de santé publique, le droit à la vie et, surtout, la compréhension et la prévention. Puisqu’il est important, selon elle, de regarder bien au-delà des simples manifestations de la maladie, elle déploie ses talents et champs d’intérêt dans divers domaines d’intervention sociale. Claudel n’entend pas seulement être médecin : elle veut comprendre, agir, provoquer le changement et inciter les autres à faire de même.

Impliquée activement dans l’International Federation of Medical Students Associations (IFMSA), Claudel a été nommée coordonnatrice du comité de santé mondiale et est maintenant présidente de la division québécoise de l’IFMSA pour 2012-2013, en plus de siéger au conseil exécutif de la Fédération médicale étudiante du Québec (FMEQ). Outre le facteur environnemental, le contexte socio-économique des différents pays la préoccupe grandement. Après avoir vécu la révolution du Jasmin en 2011, en Tunisie, elle a réalisé combien la liberté est une valeur inestimable pour la santé d’un peuple. C’est ce qui l’a motivée, à son retour au Canada, à lancer au nom d’Amnistie internationale la campagne « Choisir la liberté, c’est écrire l’avenir ! ».

Alors qu’elle fréquentait le Cégep de l’Outaouais, dont elle a ensuite été diplômée avec mention du programme de sciences, lettres et arts, Claudel a créé une pétition murale ornée d’une immense carte de l’Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Près d’un millier de personnes l’ont signée, et l’initiative a non seulement fait la fierté du corps professoral, mais a aussi attiré l’attention de nombreux médias, ainsi que celle d’Amnistie internationale, qui a invité Claudel comme conférencière à son congrès annuel.

Clamant et démontrant haut et fort combien il est faux de dire que les jeunes ne s’engagent pas, la jeune Pétrin-Desrosiers a également réalisé une multitude de projets pour Solidarité-Haïti.

« Claudel a participé à une variété impressionnante de nos activités : élaboration du site Internet, organisation d’opérations de sensibilisation, coordination de campagnes de financement. Chaque fois, elle inspire ; c’est un véritable modèle pour les autres participants, jeunes et moins jeunes », souligne Helena Kelly, secrétaire de Solidarité-Haïti.

Violoniste hors pair ayant fait trois ans de conservatoire et sportive aguerrie, Claudel a aussi pris part, via l’organisme Chantiers jeunesse, à des projets de travail communautaire en Allemagne et en Turquie. D’ailleurs, l’ensemble de ses expériences à l’étranger l’a confortée dans son choix d’œuvrer en médecine internationale.

« Dans la société de demain, je veux agir directement sur les conditions socio-économiques vécues par les populations et travailler auprès des communautés négligées et vulnérables pour que toutes les personnes puissent aspirer à une meilleure santé. Je veux faire plus que les soigner : je veux améliorer leurs conditions de vie », affirme-t-elle.