Josée-Anne Riverin
Université du Québec à Montréal

En 2001, au retour d’un échange culturel qui l’a menée à Soweto, en Afrique du Sud, Josée-Anne Riverin prend pleinement conscience de son intérêt profond pour l’entraide humanitaire internationale. Depuis ce périple marquant, elle ne cesse de développer des projets pour sensibiliser la population au sort des peuples opprimés, qu’ils vivent en Afrique, en Asie ou en Amérique latine.
D’abord inscrite en sciences humaines au Cégep de Jonquière, profil Ouverture sur le monde, Josée-Anne voit son parcours teinté par l’engagement, la sensibilisation et la conscientisation. En 2003, parallèlement à ses études collégiales, elle participe à un stage de coopération de deux mois en Mauritanie avec une délégation de professeurs et d’étudiants. Sur place, elle travaille à l’instauration d’une Journée nationale de la femme ainsi qu’à la mise sur pied de petites coopératives locales. Dans une république islamique, ce projet représente un défi de taille, mais il lui laisse des souvenirs et un bagage d’expériences inestimables.
De retour au Québec, elle partage ces acquis de grande valeur à travers des conférences de sensibilisation. Elle poursuit ensuite ses études au baccalauréat en relations internationales et droit international à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), une formation en parfaite cohérence avec ses aspirations.
Même si plusieurs de ses actions marquantes se sont déroulées à l’étranger, cette passionnée n’en est pas moins dévouée à sa communauté immédiate. À l’été 2004, elle anime diverses activités pour des enfants défavorisés de Montréal. Elle participe également à l’organisation du Festival du savoir avec l’organisme ATD Quart-Monde, un événement visant à soutenir les jeunes de son quartier. Elle prête aussi main-forte à l’UNICEF, en visitant des écoles primaires pour sensibiliser les élèves aux conditions de vie des enfants dans le besoin.
Sa réalisation la plus marquante à ce jour demeure la production d’un documentaire tourné lors d’un séjour au Cambodge, qu’elle a elle-même planifié avec une collègue. Le film aborde la question de la concession des terres dans un pays marqué par les conflits et l’instabilité politique, ainsi que la gestion de l’aide internationale reçue. Présenté dans le cadre de conférences dans les cégeps et les universités, ce documentaire a eu des retombées concrètes : il a non seulement démontré que chaque individu peut avoir un impact sur la scène internationale, mais il a aussi inspiré la création d’un projet de 600 000 $ au Cambodge, financé par l’Association canadienne de développement international (ACDI).
Plus récemment, Josée-Anne a approfondi son expertise au sein de la Clinique internationale de défense des droits humains (CIDDHU) de l’UQAM. Selon Bernard Duhaime, directeur de la CIDDHU :
« Ce projet remarquable continue d’avoir d’importantes retombées grâce aux efforts constants de madame Riverin. »
Josée-Anne Riverin se considère avant tout comme une citoyenne du monde. Fière de ses accomplissements, elle ne ménage aucun effort pour faire progresser les projets humanitaires auxquels elle participe. Son vœu le plus cher : contribuer au respect des droits de la personne en posant des gestes concrets et porteurs de changement.