Poly-Monde 2006, Pologne-République Tchèque
Polytechnique Montréal

Il y a des voyages qui forment la jeunesse. Et il y en a d’autres qui vont bien au-delà. La mission Poly-Monde de l’École Polytechnique de Montréal a permis cette année à 20 étudiants en génie de découvrir les rouages économiques d’autres horizons. C’est en Pologne et en République tchèque que ces futurs ingénieurs ont réalisé des visites industrielles afin de mieux comprendre les forces et faiblesses économiques de ces deux pays.
Cette activité de recherche les a amenés à analyser les facteurs expliquant la compétitivité ainsi que les stratégies d’innovation et d’exploitation de grandes firmes étrangères. Une expérience unique où les jeunes participants ont pu établir des comparaisons concrètes avec les industries québécoises visitées avant le départ.
Pourquoi avoir choisi ces deux destinations en 2006? Selon Robert L. Papineau, directeur général de l’École Polytechnique de Montréal, « dans un contexte de mondialisation et d’ouverture des marchés, une mission technologique en Pologne et en République tchèque est le meilleur moyen d’apprendre comment les entreprises de ces pays s’adaptent au changement, et comment celles d’ici pourraient tirer profit de l’expansion des échanges commerciaux et des marchés de l’Europe centrale ».
Sortant à peine du communisme et récemment intégrées à l’Union européenne, ces deux sociétés aspirent à conquérir les marchés occidentaux, tout en devant faire face à une concurrence féroce. Elles offrent ainsi des perspectives d’étude exceptionnelles, notamment en ce qui concerne la gestion de la transition, l’émergence du secteur privé et l’attraction des investisseurs étrangers.
Avec Poly-Monde, l’apprentissage ne se limite pas à la théorie économique. Entièrement responsables de l’organisation de la mission, les étudiants s’investissent pendant plus de 15 mois. Le projet est divisé en trois grandes cellules : la cellule éditique, qui s’occupe de la rédaction des documents officiels comme le cahier de financement et le rapport final ; la cellule logistique, responsable des déplacements, de l’hébergement et des visites industrielles tant au Québec qu’en Europe ; et enfin la cellule de financement, qui établit et gère un budget fixé cette année à plus de 100 000 $.
Pour atteindre cet objectif, les étudiants ont organisé plusieurs activités étudiantes et mené de nombreuses démarches pour obtenir le soutien financier de l’École, d’entreprises et de différents niveaux de gouvernement. Pour cette 17e mission, plus de 40 000 $ ont été amassés auprès de grandes entreprises comme Bell, Alcan, Velan ou encore Pratt & Whitney Canada. Une preuve éclatante de la pertinence du projet et de l’intérêt qu’il suscite dans le milieu technologique québécois.
Durant les trois semaines passées en Europe centrale, les polytechniciens ont joué le rôle de véritables experts, analysant pour nos entreprises les meilleures pratiques industrielles en Pologne et en République tchèque. Le premier ministre du Québec, Jean Charest, a d’ailleurs souligné que « ces ingénieurs de demain se font les ambassadeurs du savoir-faire québécois et ouvrent ainsi leur carrière à l’international ».
Grâce à cette expérience hors du commun, ces jeunes seront à même d’accompagner nos entreprises dans l’essor des échanges commerciaux avec les anciens marchés communistes — un levier prometteur pour l’avenir de l’économie québécoise.