Marie-Hélène Dufour

Université Laval

Rarement aura-t-on rencontré une personne plus passionnée que Marie-Hélène Dufour.
Relations humaines, arts, communications, santé et coopération internationale : voilà autant de domaines qui la font vibrer. Mais chez elle, la passion dépasse le simple loisir — elle prend la forme d’une véritable vocation.

Dès son jeune âge, Marie-Hélène a été sensibilisée aux injustices du monde, notamment aux conditions de vie difficiles dans les pays en développement. Elle s’est donc engagée tôt, portée par un rêve : devenir médecin afin d’aider les personnes défavorisées, tant ici qu’à l’étranger. Et comme elle fait partie de celles qui vivent leurs rêves plutôt que de simplement les rêver, elle a rapidement mis son énergie au service de causes concrètes.

En 2002, elle effectue un stage au sein de Solid’Action Jeunesse, à la Casa latino-américaine, un organisme d’accueil pour immigrants, où elle participe à la création d’une bibliothèque hispanophone. De 2001 à 2004, elle se rend à plusieurs reprises en République dominicaine dans le cadre d’une série de reportages pour Jeunes reporters sans frontières. Diffusés sur des chaînes comme TQS, RDI, TV5 et Canal Vox, et distribués dans les écoles francophones du Canada, ses reportages vont au-delà de l’information : ils incitent le public à poser des gestes concrets, comme consommer des produits issus du commerce équitable.

« Dès mon premier voyage en République dominicaine, j’ai été frappée par la précarité des soins de santé. J’ai vu des centaines d’Haïtiens dans les champs de canne à sucre n’avoir accès à un médecin qu’une demi-journée par mois. On ne peut pas rester insensible. Moi, je veux agir », explique-t-elle.

À son retour, elle s’implique dans plusieurs organismes de coopération : Plan Nagua, Club 2/3, Carrefour Tiers-Monde, et agit aussi comme responsable des communications pour Planète à venir, un rassemblement international de jeunes organisé en mai 2004, réunissant des participants de dix pays autour de thèmes comme la mondialisation et l’environnement.

Depuis 2004, elle siège au conseil d’administration de l’Association québécoise des échanges internationaux (AQEI) et codirige le Comité des relations internationales et des actions communautaires (CRIAC) des étudiants en médecine de l’Université Laval. Guy Labrecque, coordonnateur à l’admission à la faculté de médecine, souligne la qualité de son engagement :
« Dès sa première session, Marie-Hélène s’est impliquée dans plusieurs comités à vocation internationale. Elle a notamment contribué à la création du Fonds étudiant de médecine pour la santé internationale (FEMSI), un projet unique au Québec en matière de philanthropie étudiante. »

Cofondatrice et coresponsable du FEMSI, elle veille à soutenir la mobilité internationale des étudiants en médecine et à favoriser la coopération sanitaire mondiale.

Et ce n’est là qu’un aperçu. Depuis septembre 2004, une pièce de théâtre sur la mondialisation — qu’elle a coécrite — est présentée dans plusieurs écoles secondaires. Elle a aussi contribué à organiser une conférence du Dr Jean Thomas, président de Médecins du Monde Canada, à l’Université Laval.

« Marie-Hélène s’implique toujours avec passion et générosité. La solidarité internationale, le commerce équitable et les communications sont pour elle des défis qu’elle relève avec brio », affirme Emmanuelle Pilote, agente d’information au cégep de Sainte-Foy et productrice adjointe de Jeunes reporters sans frontières.

Prochainement, Marie-Hélène effectuera un stage médical au Burkina Faso, une expérience qu’elle espère déterminante pour mieux cibler les besoins sanitaires sur le terrain. Elle rêve déjà de collaborer avec des organismes comme Médecins du Monde, Médecins aux pieds nus ou Médecins sans frontières.

Mais au-delà de ses rêves, Marie-Hélène fait preuve d’une lucidité rare. Et à la bonne heure! L’humanité ne pourra que mieux s’en porter.