Capteur de rêves
Université du Québec à Montréal

Derrière chaque rêve, il y a toujours une ou plusieurs personnes. Devant chaque rêve, il y a toujours des obstacles.
Et maintenant, à l’Université du Québec à Montréal (UQAM), devant les rêves de chaque étudiant – qu’il soit artiste ou organisateur de projets – se trouve Capteur de rêves. Cette organisation, fondée par des étudiants, s’est donné pour mission d’offrir des plateformes de diffusion à la communauté uqamienne. Depuis sa création à l’été 2002, elle a permis l’éclosion de plus d’une trentaine de projets étudiants.
Née pour faciliter l’émergence de projets artistiques, Capteur de rêves est le premier et le seul centre étudiant de promotion des arts et de la culture à avoir été mis sur pied dans une université québécoise. Selon Enrico Carontini, doyen de la Faculté des lettres, langues et communications, cette distinction reflète parfaitement l’esprit novateur de l’UQAM :
« C’est reconnu, à l’UQAM, ça bouge! Et c’est en grande partie grâce à Capteur de rêves. Les activités et les services de ce groupe contribuent à faire de notre université un lieu unique, tant sur le plan culturel que social », affirme-t-il avec fierté.
« Les instigateurs de Capteur de rêves ont monté ce projet après avoir constaté un manque flagrant en matière de promotion, de financement et d’espaces de diffusion pour les projets étudiants », explique Josée Gaudreault, responsable du développement de l’organisation. « Depuis, poursuit-elle, le projet a connu un essor remarquable, tissé des liens solides avec plusieurs partenaires et s’est pleinement enraciné dans la vie universitaire. »
Concrètement, les plateformes de diffusion mises en place par Capteur de rêves prennent plusieurs formes. D’une part, L’Informateur, un bulletin hebdomadaire gratuit, annonce les activités des associations étudiantes de l’UQAM. « Plus de 50 groupes ont bénéficié de ses services, et nous avons fêté la 50e parution en mars dernier », souligne Josée.
Il y a aussi Le Fébriloscope, le ciné-club de l’UQAM, qui permet aux étudiants en cinéma de présenter leurs œuvres devant public. Grâce à un partenariat avec l’ONF, les projections ont lieu dans une salle de qualité et attirent en moyenne 70 spectateurs par séance.
Plus récemment, en collaboration avec la radio étudiante CHOQ.FM, l’équipe a lancé La Galerie d’en face, une galerie d’art virtuelle où les étudiants peuvent exposer gratuitement leurs œuvres. Une vingtaine d’artistes y présentent déjà leurs créations, et l’intérêt pour le projet ne cesse de croître.
Et ce n’est pas tout. Deux nouveaux projets seront bientôt lancés :
– Caméléon, le premier festival du film étudiant de l’UQAM,
– et La Banque de compétences étudiantes, un répertoire de talents dans des domaines variés (communication, graphisme, arts de la scène, organisation d’événements, etc.) destiné à être diffusé à l’UQAM et, éventuellement, à l’extérieur.
« Par nos projets permanents et notre service de soutien, nous avons contribué à l’organisation d’expositions, de lancements, de publications, de pièces de théâtre, de spectacles… et ce n’est qu’un début! Nous visons à instaurer au moins un nouveau projet de diffusion par année », affirme fièrement Josée Gaudreault.
L’ampleur des initiatives appuyées par Capteur de rêves témoigne d’un réel souci de démocratisation de la culture étudiante, et d’une grande inventivité quant aux moyens employés.
« Je ne peux que saluer cette expérience audacieuse », s’enthousiasme Jacques Pelletier, président du Syndicat des professeurs de l’UQAM.
Cette croissance est portée par l’implication d’une vingtaine d’étudiants bénévoles, soutenus par une permanence de cinq personnes. Capteur de rêves accueille également des stagiaires du baccalauréat en communication, et plusieurs autres étudiants offrent leur aide ponctuellement.
« Nous multiplions les partenariats avec les cafés étudiants, les départements, les facultés, le rectorat et même les syndicats. C’est formidable de voir à quel point la communauté universitaire se sent concernée par la promotion des arts et de la culture. Capteur de rêves est lancé… et rien ne pourra l’arrêter », conclut Josée Gaudreault avec ambition.